26 janvier 2025
Voici une communication que nous aurions préféré ne pas faire.
Nous devons vous annoncer la fin des tests bactériologiques sur le lac.
La Ville a coupé notre budget de 25% cette année, malgré les besoins de plus en plus grands dûs aux changements climatiques et aux espèces exotiques envahissantes (EEE). Nous avions déposé un budget semblable à celui de l’an dernier. Nous avons négocié avec ardeur. Mais nous en sommes là.
Dans le montant accordé par la Ville, il n’y a aucun montant accordé pour les tests bactériologiques.
Notez également que les tests effectués depuis une vingtaine d’années avec le Réseau de surveillance des lacs (transparence de l’eau etc…) risquent de ne pas se faire, le programme étant restreint par le gouvernement du Québec depuis quelques mois. Nous ne sommes pas certains du tout de pouvoir faire ces tests à l’été 2026.
En ce qui concerne les tests bactériologiques, notre sondage effectué à l’automne, démontrait clairement qu’il s’agissait de la mesure à laquelle vous tenez le plus.
Nous avons beaucoup insisté sur ce fait, la Ville a reçu une copie du sondage, rempli par près de 90 personnes et nous avons fait valoir les points suivants:
– Notre lac est fragile. Nous devons continuer à le caractériser chaque année.
– Les citoyen.ne.s du Lac à la tortue ont investi beaucoup d’argent et d’énergie pour se raccorder aux égouts et méritent de pouvoir suivre l’évolution (et l’amélioration, on l’espère) de l’eau du lac. Cet été, d’ailleurs, nous avons eu de belles améliorations à certains endroits.
– Les riverains et les personnes vivant près du lac ont envie de se baigner et de profiter de sports nautiques sans mettre leur santé en danger. Pour cela, ils doivent avoir les informations qui leur permettent de faire des choix éclairés.
– Il est irresponsable de mettre fin à ces tests qui nous donnent, depuis des années, un portrait très clair des problèmes reliés aux tributaires du lac, aux fossés problématiques etc.
Un peu d’histoire:
Pendant de nombreuses années, la Ville de Shawinigan a effectué des tests chaque été, à raison de 10 points de collecte, et jusqu’à 10 fois par été. Elle le faisait à ses frais et le processus était pris en charge par ses employés.
Entre 2020 et 2023, les tests ont cessé.
En 2024, l’APL a fait des pressions pour qu’ils reprennent, et la Ville nous a accordé la moitié du montant de la facture pour que l’on recommence les tests, à la condition que l’on fasse nous mêmes les prélèvements et qu’on les envoie à un laboratoire. Nous avons suivi une formation et nous les avons faits en 2024, 3 fois pendant l’été aux 10 endroits habituels. (Important de garder les mêmes endroits pour que les données soient comparables.)
En 2025, nous avons reçu un très petit montant pour les tests et avons fait notre possible. Nous avons testé des points stratégiques (Plage, devant campings, décharge Hérouxille…) afin de garder un oeil sur ces endroits plus inquiétants et pour donner une information juste aux usagers de la Plage Idéale. Nous avons assumé une grande part de la facture.
En 2026, nous n’avons pas de marge de manoeuvre dans notre budget et nous ne pourrons pas faire de tests. La Ville a coupé sa contribution aux tests.
Plus encore, si nous n’obtenons pas les emplois d’été demandés au gouvernement fédéral, notre saison de nettoyage des berges sera amputée elle aussi, de même que l’ouverture du chalet de la Plage idéale. Bien entendu, les bouées resteront sur la plage aussi.
Et il n’y a aucune trace de budget de la Ville, pour une station de lavage obligatoire, malgré que ce soit une urgence, que nous en discutons depuis 2 ans déjà, et que nous sommes à un bateau non lavé d’une catastrophe. (Moules zébrées ou autres…) L’APL va faire des démarches de manière autonome pour faire des demandes de subventions gouvernementales.
Il est inconcevable, en 2026, qu’un lac comme le nôtre n’ait pas de station de lavage obligatoire.
Notre fonctionnement et notre raison d’être sont touchés.
Si cela vous interpelle, nous vous encourageons à nous soutenir. L’APL, ce sont ses membres! Ce ne sont pas 11 bénévoles dévoués qui peuvent tout faire. Il nous faut la force du nombre, et faire entendre nos voix de citoyens et de citoyennes préoccupés par l’environnement et par l’avenir de notre lac adoré.
Pour faire entendre vos besoins et votre vision, en tant que membres d’une association de protection de l’environnement, vous pouvez écrire à:
Nous comptons sur vous et sur votre attachement à notre lac! Merci!
Ève Tessier-Bouchard, présidente
Richard Vennes, trésorier
Line Lepage, secrétaire
Manon Vicky Gauthier
Mario Blais
Louise Bherer
Jacques Laliberté
Chantal Petrin
Robert Houle
Steve Boily
Ginette Cossette